100 ans

CENTENAIRE



Robert a 100 ans et conserve toujours bon pied !

Le siècle de Robert Texeraud



BON PIED BON ŒIL.

Entouré de ses amis et de sa famille Robert Texeraud a célébré son siècle d'existence et sa passion pour la vie.

Si les centenaires sont de plus en plus nombreux, il est rare que ces derniers demeu­rent toujours chez eux et qu'en plus ils soient du sexe masculin. C'est comme cela, c'est la triste inégalité des sexes mais l'on peut toujours compter sur quelques excep­tions qui peuvent confirmer la règle. Dernièrement, les amis et la famille de Robert Texeraud se sont retrouvés dans la cuisine de ce dernier pour lui souhaiter son anni­versaire et souffler avec lui les 100 bougies de son gâ­teau. Le maire de la ville de Saint-Junien et Marie-Claude Briend, adjointe aux affaires sociales avaient voulu, eux aussi, célébrer ce grand moment qui permettait à l'en­semble de la municipalité d'honorer le joli siècle de Ro­bert Texeraud.

Retraité des chemins de fer

Pour l'occasion, Monsieur Lacaze, secrétaire du syndi­cat des retraités cheminots CGT de Saint-Junien a sou­haité lire un discours dans le­quel il rendait hommage à son ami qui fait toujours par­tie du syndicat." Tu fais partie depuis quelques jours de cet­te génération qui vient de traverser le XX? siècle tout entier et tu es entré avec énergie dans le XXI?. Tout a tout connu, la misère, le tra­vail difficile, la guerre aussi, les joies de la vie et enfin la retraite depuis 1964. Tu es né le 13 janvier 1908 à Verliac sur la commune de cognac la forêt où tu as été élevé par tes grands-parents. À 11 ans-tu es placé dans une ferme durant un an avant de rever­nir à l'école jusqu'à 15 ans. Employé dans différents corps de métier tu as été successivement carrier, scieur de long, domestique et j'en passe. A 20 ans tu as effectué ton service militaire et as été in­corporé dans un régiment d'artillerie coloniale à Lorient. Tu es revenu le 9 octo­bre 1929. Le fait le plus marquant est certainement que ton départ a eu lieu dans l'ancienne gare de Limoges et que pour ton retour tu es ar­rivé dans la nouvelle gare des Bénédictins. Tu avais même participé à sa construction avant ton départ. En 1931 tu épouses Maria qui a été garde barrière pendant 17 ans, et ta fille Yvette est née en 1934. C'est cette année que tu as été embauché au POM qui deviendra la SNCF en 1938. Tu as effectué la suite de ta carrière dans cette en­treprise et tu as participé avec enthousiasme à l'électrification de la ligne Paris tés et ton travail tu as gravi les échelons et tu as achevé ta carrière comme Piqueur-voie. Aussi, au nom de mes camarades retraités CGT, j'ai l'honneur en tant que secré­taire de te remettre cette mé­daille pour honorer ta fidélité à notre syndicat". Des fleurs, et des chocolats offerts par la mairie ont apporté quelques douceurs au centenaire saint-juniaud qui porte tou­jours haut son siècle d'exis­tence et a bien l'intention de vivre encore longtemps. ?

(Article extrait du journal la Tribune du dimanche n? 855 de Février 2008)
Autre lien : site Cheminotcgt
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